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Les Bize de Moudon
 

La famille BIZE de Moudon

Les généalogies OLIVIER
(ACV: P SVC 2/1 et 2/2, microfilm N° RM 289.026)

La Notice sur la Paroisse de Murist par
L'Abbé Elie Bise - 1910


Le Pays de Vaud - Des origines à la conquête Bernoise
de R. Paquier
Lausanne - Librairie Rouge & Cie S.A. 1942


Berchtold BIZE
Donzel, épousa Isabelle fille de Christia Cortay
Le 6 septembre 1324

Ianod BIZE
Donzel, épousa Agnès Cortay 1339

Guillaume BIZE
Donzel, 7 mai 1358

Thomas BIZE
Bourgeois de Moudon, 20 mars 1386

Thomas BIZE et le Comte Vert (Amédée VI Comte de Savoie née le 04 janvier 1334 à Chambéry et mort le 01 mars 1383 à San Stefano):

Amédée VI, comme tous les grands princes du moyen âge, désirait sa croisade, et il l'eut. Il ne s'agissait plus, comme aux siècles précédents, des Arabes et des Sarrasins, mais des Turcs, dont la puissance grandissait dans des proportions redoutables pour l'Occident chrétien. L'Empire byzantin, sous leurs coups répétés, s'était graduellement rétréci à Constantinople et à sa banlieue. Il fallait lui porter secours, ce qui n'était pas facile, en raison de la distance. La question religieuse compliquait encore les choses, puisque les Grecs étaient schismatiques à l'égard du Siège de Rome. Des tractations entre la papauté et la cour impériale de Byzance s'étaient nouées dès 1343, vrai marchandage par lequel l'Occident s'engageait à secourir l'Orient chrétien, moyennant que celui-ci abjure son schisme et se rallie à l'Eglise romaine. En 1363, à l'occasion d'un nouveau voyage en Avignon, le Comte Vert se déclare prêt à tenter l'aventure. Aux motifs religieux s'ajoutaient pour lui d'autres considérations: il était cousin par alliance de l'empereur byzantin Jean Paléologue; en outre, sa qualité de chef de la Maison de Savoie lui permettait de reprendre les prétentions de la branche cadette su l'Achaïe; c'était aussi une occasion de débarrasser le pays des routiers qui s'y étaient infiltrés, en le enrôlant pour l'Orient. C'est pourtant bien l'élément chevaleresque qui paraît avoir eu la part prépondérante dans cette entreprise lointaine. Car c'est en relation avec la croisade projetée que le Comte Vert créa l'Ordre du Collier de Savoie, appelé plus tard l'Ordre de l'Annonciade, et qui devait grouper quinze membres choisis parmi les chevaliers les plus illustres. Il l'intitula en 1364,  d'entente avec son inséparable ami Guillaume de Grandson, et ce grand Vaudois surnommé le Preux en  ainsi le premier membre. Les seigneurs appelés à faire partie de cet Ordre de chevalerie devenaient "compagnons et frères" du comte, et ils portaient un collier avec trois lacs d'amour "à la devise Monseigneur", c'est-à-dire à la devise de la maison de Savoie _ Fert. ( Le sens de ce vocable n'a jamais été élucidé de manière décisive). On peut voir encore aujourd'hui peint à la voûte de l'Eglise de Moudon l'Ecu de Savoie entouré du Collier de l'Annonciade.

 

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Chapitre de l'Ordre de l'Annonciade, présidé par le prince de Savoie
(En-tête des Status de l'Ordre imprimés à Genève vers 1510.)

Pour son expédition d'Orient, Amédée convoqua ses vassaux, et des troupes de volontaires augmentées de mercenaires milanais, anglais et allemands. Si les milices communales vaudoises ne furent pas atteintes par l'ordre de marche, en vertu des franchises du pays, en revanche plusieurs seigneurs du pays de Vaud suivirent leur prince au delà de la mère: Guillaume de Grandson et son fils Oton, Guillaume d'Estavayer, Pierre d'Oron, Georges des Clées, Gérarad de Senarclens, Aymon de Prez, Jaques de Grandson, Antoine d'Yverdon, le chevalier de Bottens et celui de Gland, François de Pontverre-Aigremont, un nommé Thomas Bize de Moudon, et deux Provannaz, probablement aussi de Moudon, et d'autres dont l'état nominatif ne nous est pas parvenus. Après avoir remis la direction de l'Etat à la comtesse, pour la durée de son absence, Amédée quitte la Savoie avec 1500 hommes au printemps 1366. A Venise, il fait fréter une flottille de quinze galères, six vénitiennes, six gênoises et trois marseillaises, Celle qui lui était réservées personnellement était peinte en vert : on voyait flotter à son mât une grande bannière aux couleurs de Savoie, avec une banderole verte et un gonfanon bleu semé d'étoile d'or, avec une image de la Vierge. Le comte et son ami Guillaume de Grandson, qui se promènent plusieurs jours en gondole sur les canaux de Venise, en visitant pieusement les églises, se font encore confectionner manteaux, chaussures et toques de couleur verte; même les lances d'Amédée sont peintes à cette couleur: c'est véritablement la Croisade du Comte Vert. Le  caractère naval de l'expédition ne prend pas Amédée au dépourvu. Il édicte des ordonnances "sur le gouvernement d'aller sur la mer", qui fixent avec précision l'ordre de navigation, les compétences des amiraux et le code des signaux de jour et de nuit. Le seigneur savoyard Etienne de la baume, grand amiral, navigue entête du convoi avec les galères de Gênes; le comte et ses vassaux suivent avec celles de Venise; les Marseillaises ferment la marche, Chaque nef porte de cent à deux cents hommes.
Partie de Venise le 11 juin 1366, la flottille du Comte Vert suit la Mer Adriatique jusqu'à l'île d'Eubée, dont elle fait sa base militaire. Les troupes débarquent devant Gallipodi qui se rend après cinq jours de siège: les opérations s'annonçaient bien. Amédée laisse une garnison dans la ville et le gros de l'armée se réembarque pour Constantinople, qu'elle touche en septembre, non sans avoir subi de lourdes tempêtes dans la Mer de Marmara. Le comte de Savoie est bien accueilli par la coir de Byzance qui met à sa disposition un palais situé sur la splendide Corne d'Or; mais il apprend en même temps la mésaventure dont vient d'être victime le basileus, ( Titre que portait l'Empereur d'Orient) retenu traîtreusement par les Bulgares, alors qu'il rentrait de Hongrie. Le devoir urgent du comte était de délivrer son impérial cousin, mais du coup la glorieuse croisade contre les Turcs infidèles se muait en une banale expédition contre les Bulgares chrétiens!
De nouvelles galères sont alors frétées et armées, dont deux sont fournies par l'Impératrice, et l'on vogue bientôt sur la Mer Noire pour gagner les bouches du Danube, tout en faisant la chasse aux bateaux turcs. Le siège de Mesembria est poussé vigoureusement par terre et part mer, et sous l'action d'engins de guerre fabriqués sur place, la citadelle bulgare est emportée d'assaut. Le gros du corps expéditionnaire se porte sur Varna, plus difficile à prendre, tandis que Guillaume de Grandson, comme second capitaine, met le siège devant la  forteresse d'Aquila (Aidos). Le roi des Bulgares, inquiet, offre la paix: l'empereur est libéré et Mesembria cédé au Comte Vert qui s'y était déjà créée une résidence. Mais la place était difficile à conserver, et le climat malsain menaçait de décimer les troupes. Après y avoir laissé quelque temps une garnison, Amédée céda sa conquête à l'empereur pour le prix de quinze mille florins, qui ne furent d'ailleurs jamais payés en entier. Après un retour triomphal dans la capitale du Bosphore, le comte et sa suite font un séjour de repos au palais impérial et se recréent en organisant des régates et des fêtes nautiques. Mais Amédée se sent pris de scrupules; n'a-t-il pas promis au souverain pontife de pourfendre les Turcs ennemis du nom chrétien? Il décide de passer de nouveau à l'action: deux forteresse turques de la Propontide tombent aux mains de ses troupes, et le pavillon de Savoie y est hissé. Puis le prince rentre pour la seconde fois Constantinople, pour y organiser le retour.
C'est dans le courant du mois de juin 1367 que les nefs du Comte vert quittent les rives enchanteresses du Bosphore: elles font halte à Gallipoli pour y recueillir la garnison savoyarde, la ville est donnée en cadeau aux Grecs, qui peu après seront forcés de l'abandonner de nouveau aux Turcs. Le 31 juillet, après plusieurs escales, les croisés entrent dans les lagunes de Venise. Or, c'était justement l'heure historique où la papauté, après soixante années de résidence à Avignon, allait réintégrer son siège de Rome. Amédée décide aussitôt de se rendre dans cette ville, où le pape Urbain V venait de faire son entrée. Monté sur une mule, le Comte Vert traverse successivement Padoue, Plaisance, Pise et Sienne, et arrive au milieu d'octobre dans la Ville éternelle. Il y visite les églises et obtient du saint-Père l'absolution pour lui et ses compagnons. Il en repart à la fin du mois pour Florence, Bologne et Pavie; le 10 décembre, il est à Chambéry, qu'il quitte aussitôt pour se rendre à Evian, où il retrouve la comtesse, venue à cheval à sa rencontre de Lausanne par Vevey et Villeneuve.
Cette belle aventure ne rapporta exactement rien, ni au comte Amédée, ni aux Byzantins qu'il s'agissait de secourir. Et sous les dehors prestigieux de cette expédition orientale, on discerne des éléments peu reluisants. Bien des hommes avaient laissés leur vie chez les Bulgares; d'autres avaient été mutilés par la sauvagerie des Turcs. Des seigneurs s'étaient ruinés dans les fêtes de Constantinople et avaient dû mettre leurs effets en gage. Tout en faisant célébrer des messes dans le églises byzantines, le comte se laissait offrir des esclaves du sexe féminin par les trafiquants orientaux. Et pour pouvoir rentrer, il dut contracter de gros emprunts auprès des banques de Constantinople. Mais cette expédition d'Orient couvrit de gloire le chef et les participants. Guillaume de Grandson, venu avec ses seize chevaux et ses six valets de pied, a brillamment représenté le Pays de Vaud. Il fut le bras droit du Comte Vert durant toute la croisade, c'est peut-être de ce voyage d'Orient et des splendeurs artistiques qu'il y avait contemplées, qu'il a rapporté, tel autrefois le comte Amédée V rentrant d'Italie, l'idée des belles fresques qu'il fit peindre dans le chœur de l'église de Ressudens, en sa seigneurie de Grandcour. Elles y subsistent encore aujourd'hui, peut-être comme un mémorial de cette fière aventure d'outre-mer.
Cinq ans ne s'étaient pas écoulés qu'Amédée se trouva engagé dans une nouvelle campagne au delà des Alpes. Il avait pris la tête d'une coalition suscitée par la papauté contre les Visconti de Milan, dont la puissance et le despotisme menaçaient tous leurs voisins. Les opérations autour d'Asti, en juillet et août 1372, fournissent à plusieurs seigneurs du Pays de Vaud l'occasion de montrer leur bravoure. Le seigneur de Cossonay et le comte de Gruyère, ainsi que Guillaume et jean de Grandson y cueillirent quelques lauriers, tandis que jean de Montfaucon, seigneur d'Orbe, y trouvait une mort héroïque.

Ce beau règne devait finir tragiquement. Victime de son goût de l'aventure et de ses hautes ambitions politiques, le Comte Vert trouva une mort sans gloire dans une dernière expédition outre-monts. Il s'agissait de soutenir les prétentions du prince français Louis d'Anjou au trône de Naples, prétentions que soutenait le pape d'Avignon, pour faire échec au pape de Rome. Outre des avantages territoriaux en Piémont, qui lui étaient garantis d'avance en cas de succès, le comte voyait dans cette affaire le moyen d'étendre son influence en Italie pour contrebalancer la puissance de son ennemi, le duc de Milan. C'est en janvier 1382 que la cour de France décida l'expédition napolitaine; Amédée VI s'engagea à fournir pour sa part 1100 "lances", c'est-à-dire environ 11'000 hommes.
Les préparatifs durèrent tout le printemps: le bailli de Vaud procéda à l'achat de chevaux et de matériel qu'il rassemblait à Moudon. Il enrôlait des cavaliers. Au départ, il s'arrêta à Lausanne pour y attendre des hommes recrutés en Bourgogne et pour leur avancer leur solde. Au milieu de mai le Comte Vert est encore au château de Morges; puis il quitte notre pays pour la dernière fois, et s'embarque sur le Rhône à Seyssel, le 20 mai, pour descendre en Avignon. Reçu magnifiquement par le pontife Clément VII, il passe onze jours à Avignon, à discuter avec le duc d'Anjou. Il fait dire des messes à Notre- dame des Doms pour le succès de la campagne, et - selon son habitude - il fait renouveler et compléter son équipement à sa couleur favorite: jusqu'au bout il restera le "Comte Vert". En juin, l'armée franchit les Alpes pour passer du Dauphiné en Piémont, et se regrouper à Suze et à Turin. L'entourage immédiat du comte est plutôt savoyard, à l'exception cependant du chevalier Hugues de Grandson, d'Amédée de Blonay et de Thomas Bize de Moudon; l'un des ménestrels du comte est un Morgien. En revanche, de nombreux Vaudois grossissent les rangs de la troupe; un e quinzaine d'entre eux, armés de piques, tiennent garnison à Ivrée, au Val d'Aoste, pendant la plus grande partie du mois de juin. Louis II, sire de Cossonay, commandait 24 "lances" et François de Montagny quatorze. Les principaux représentant du Pays de Vaud à l'armée d'Italie étaient Rodolphe de Gruyère, Richard de Vufflens, Pierre de Blonay, Jean de Mont, Jacques de Colombier, Gérard d'Estavayer, Jean de Bussy, Hugues de Dommartin, Jacques de Châtonnay, Gérarad de Moudon, Anselys de Duin, Jean de Corcelles, Pierre d'avenches, François de Bursinel, Gérard de Cheseaux, Louis de Bière, Jean de Senarclens, Louis de Vernet (Aigle), Guillaume et Henri de Grandvillars, Jean Grasset de La Sarraz, les chevaliers de Bettens, de Blonay et de Saint-Martin, Humbert et Pierre Allamand, Jean de Mestral, Jean de Provannaz, enfin quelques bourgeois de Moudon et d'autres villes vaudoises.
L'armée quitte Turin le 8 juillet, passe Asti et Alessandria, et campe quelques jours près de Pavie. De là, le grand pavillon vert d'Amédée VI est embarqué sur le Pô jusqu'à Plaisance, où le comte loge au couvent franciscain. Le 2 août, on touche Parme, et l'on s'achemine sur Modène et Bologne. Le comte se prodigue en aumônes aux églises et aux hôpitaux, tout en dépêchant et recevant des courriers pour nouer des relations utiles avec les villes et les seigneurs du pays. A partir de Ravenne, atteinte le 15 août, l'état sanitaire de l'armée commence à donner des inquiétudes: à Ancône, il faut laisser en arrière de nombreux malades. En septembre, la marche se poursuit vers Spolète et Aquilée; à la fin octobre, la troupe arrive enfin à Caserta, près de naples. Là, le Comte Vert, indisposé depuis quelque temps déjà, se fait faire une saignée par son barbier, sans obtenir d'amélioration sensible. L'expédition s'enlise à cause des hésitations de Louis d'Anjou, et les mois de décembre et de janvier passent sans amener ni décision militaire ni solution diplomatique. Amédée était demeuré à Montesarchio, au diocèse de Bénévent, du 21 novembre au 30janvier. Comme la situation paraissait sans issue et que sa santé s'altérait de jour en jour, il décida de rebrousser vers le nord, dans la direction des Abruzzes; il s'arrêta à San Stefano le 15 février. La peste venait de se déclarer dans le camp. Le comte voit mourir un à un quelques-uns de ses plus fidèles compagnons, entre autres le sire de Cossonay. Lui même, dès le 19 février, ne peut plus quitter le lit. Le 27, il dicte ses dernières volontés et remet à son maréchal, Gaspard de Montmayeur, le fameux anneau de Saint-Maurice, symbole mystique du pouvoir dans la famille de Savoie: ce gentilhomme avait pour mission de le rapporter au fils et successeur d'Amédée. Dans la nuit du 1er mars 1383, le Comte Vert expire en présence de Louis d'Anjou, du comte de Genève et de plusieurs autres seigneurs.
Cette mort lamentable donne le coup de grâce à une expédition déjà sérieusement compromise. Les soldats se débandent et cherchent à rentrer au pays par leurs propres moyens pour échapper à ce climat insalubre. Sur 43 capitaines, 14 avaient déjà succombé; les autres ramènent leurs troupes chacun pour son compte, et comme ils peuvent. Sous la direction de Gaspard de Montmayeur, les familiers du prince se préoccupent de ramener sa dépouille mortelle en Savoie. Il fallait s'entendre avec le roi de Naples pour l'embaumement et le transport du corps. C'est Thomas Bize qui est dépêché à Naples dans ce but avec quelques autres. Ce Moudonnois fidèle est aussi sur le bateau qui quitte Naples le 28 mars, avec le cadavre, auprès duquel des religieux récitent sans discontinuer les oraisons des trépassés et célèbrent des messes de requiem. Plusieurs autres vaudois sont là, à veiller le corps de leur prince, dans la chambre funèbre aménagée sur le bateau.
Pendant l'escale d'Alberga (Riviera Ponente), le maréchal Gaspard de Montmayeur meurt à son tour. A Savone, près de Gênes, où le navire jette l'encre le 11 avril, on dépose le corps dans une hôtellerie; l'argent commence à manquer, et l'on en est réduit à mettre en gage  les joyaux du défunt, et à emprunter des chevaux pour ramener le corps au pays. C'est encore Thomas Bize qui s'occupe de ces questions et qui se procure une litière drapée de noir et marquée aux armes de Savoie pour y placer la bière. Ainsi reviennent  tristement à travers le Piémont, à petites journées, les quelques cent trente compagnons du Comte Vert, rescapés du désastre de Naples. Sur leur passage se pressent bourgeois et villageois éplorés. La comtesse envoie une troupe à la rencontre du cortège, e, par l'entremise du curé de Romont, elle fait prescrire dans tout le pays la célébration d'offices pour le repos de l'âme du défunt. Le convoi funèbre, entouré de quinze hommes portant torches, parvient le 8 mai au lac du Bourget, à Hautecombe, où l'attendaient la Grande Comtesse et son fils, avec de nombreux dignitaires, parmi lesquels Guillaume de Grandson, Louis III de Cossonay et l'évêque de Lausanne, ainsi que d'un nombreux clergé chargé de dire es messes mortuaires; une délégation était même venue de Berne. L'animation fut intense ces jours-là sur le lac sillonné d'embarcations. Après la sépulture, un grand dîner fut servi à tous les assistants, C'est ainsi que le glorieux Comte Vert, le comte-chevalier, descendit dans a paix sépulcrale, auprès de ses aïeux, à l'ombre de la grande abbaye des rives du Bourget. Il était âgé de quarante-neuf ans; il avait régné quarante ans.

Jaques BIZE

Jaques BIZE, Notaire, Juge, Commissaire Général du Bail de Vaud. Epouse Françoise de Treytorens et acquis la coseigneurie de Treytorrens.
Acheta en 1460 une partie de la seigneurie  de Treytorrens, que ses descendants continuèrent à posséder jusqu'en 1736. La famille s'est éteinte vers la fin du XVIIIe siècle.
(Philippe MAYOR)

Vers 1450 vivait Jaques Bize, notaire de Treytorrens et de Murist.
1453-1465. Pierre Berthold, curé résidant. Fait un Livre de reconnaissance es mains de Jaques Bize, notaire. (Archives de Murist. - Apol. III, 167). Peut-être d'Estavayer.
1450. Jaques Bize, notaire, de Murist. En 1487, Jaques Borée (Bize ou Bise) notaire de Murist, reçoit le testament d'Humbert Cerjat, coseigneur de Combremont et la Molière.
Par une clause de son testament du 27 août 1487, signé Claude Sapientis curé de Promasens, et Jaques Borée (Bise), notaire de Murist, Humbert Cerjat, donzel de Moudon, coseigneur de Combremont et la Molière, institua héritier son neveu, noble Louis Cerjat, fils de Guido Cerjat. Il donna au couvent d'Estavayer un capital pour son anniversaire. (Arch. du couvent)
( Elie Bise )

Antoine BIZE
Antoine BIZE, Coseigneur de Treytorrens, Procureur Général, Maître des sceaux et receveur de Marguerite d'Autriche Duchesse de Savoye.
 

Nicolas BIZE                          Don Jaques BIZE

Sous la Croix de Savoie:
En 1529, les chevaliers de la cuiller, ligués pour s'emparer de Genève et la livrer à la Savoie, choisissent comme chef Michel Mangerod, baron de La Sarraz, et Henri de Cojonex, seigneur de St-Marin-du-Chêne (ancien château, à trois kilomètres de Murist), qui engagent un nombre considérable de soldats. L'année suivante, ils s'avancent sur Genève, au nombre de 4000. Mais l'un des gentilshommes, qui devait amener un contingent de 1400 hommes, n'étant pas arrivé, les chefs, ne se trouvant pas en forces suffisantes, se retirent, abandonnant leur subordonnés à leur sort. Un de ceux-ci, le capitaine Nicolas Bize, qui avait été chargé par le seigneur de St-Martin d'enrôler des hommes, a qui il avait avancé de l'argent, n'en prit pas aussi facilement son parti que les autres. Il prit le seigneur à partie devant la cour de justice de Moudon, et " est à scavoir, dit Pierrefleur, que quand le dit Nicolas BIZE alloit comparoistre à  justice de Moudon, il al oit toujours accompagné de sa bande avec enseigne desployée et taborins sonnans."
mais les juges procédant trop  lentement à l'avis du capitaine, celui-ci, un jour où la cour devait se tenir, s'empara de son ancien chef, le fit monter à cheval et le mena à Yverdon, " 2n un logis de taverne nommé du Crest ", auquel lieu il demeura prisonnier environ quinze jours, pendant ce temps, Henri de Cojonex (près de Blonay) parvint à faire un accommodement tant avec Nicolas BIZE , son lieutenant qu'avec les compagnons de celui-ci. ( Martinier et de Crousaz). (Elie Bise) et Moudon sous le règne Savoyard.
La Paroisse de Murist:
Les premières communes qui se formèrent dans nos campagnes furent des communes religieuses, ou paroisses. Il n'y eut donc d'abord que des gouverneurs ou présidents de paroisse, qui présidaient en même temps à l'administration civile. Les comptes sont en même temps communaux et paroissiaux. En 1541, le gouverneur de la paroisse s'appelait Nicolas BIZE. (Elie Bise)

Don Jaques BIZE, Curé de Combremont vers 1524 et chanoine de Romont 1524-1539.
1527. Jaques Bize (Borée), chapelain de Romont, curé de Combremont, receveur des revenus de l'Evêque de Belley dans la contrés. (An. d'Est. 326)
(Elie Bise)

 

Quelques réflexions qui nous amènent à penser qu'il existe un lien (à découvrir) entre les BIZE de Moudon et le BISE de Murist.

  1.  Vers 1450 vivait Jaques Bize, notaire de Treytorrens et de Murist.
  2.  En 1541, le gouverneur de la paroisse ( de Murist)  s'appelait Nicolas BIZE
  3.  Cette famille semble être originaire de la région de Moudon et se rattacher donc à la souche vaudoise des Bise, ou Bize, citée à Moudon dès l'an 1324 déjà. C'est vers la seconde moitié du XVe siècle qu'une branche s'est établie à Murist, avec Jacques, notaire vers  1450-1480 .

 

En l'état actuel de mes recherches la première personne portant le nom de BISE, originaire de  Murist (Morretensis) est Jacobi BISE, né vers 1660 dont les descendants furent: Claudina BISE 1625 alliée LOSEY, Joannes BISE 1627 quatres enfants, Claudina BISE 1630, Georgiu BISE  1631 deux enfants, Suzanna BISE 1633, Francisca BISE 1635, Margarita BISE 1642.

Les lois qui relièrent Moudon à Murist:
Les premières lois qui régirent le pays de Vaud, furent les lois Gombettes, les plus douces qui aient été publiées par les Barbares.
Ce qu'il y a de particulier pour cette contrés, dit Kuenlin (Dictionnaire du canton de Fribourg) c'est qu'elle et régie par l'ancien Coutumier de Moudon, qui date de 1357 et 1554, et qui a été revu en 1616.
Les bailliages conquis en 1536 sur le duc de Savoie, et qui avaient fait partie de l'ancien Pays de Vaud, continuèrent à être régis par le coutumier dit de Vaud, qui était une compilation de l'ancien droit bourguignon, avec des coutumes locales, formant ce qu'on appelait l'ancien coutumier de Moudon.