x
Extraits concernant la famille BISE

Notice sur la Paroisse de Murist et la seigneurie de la Molière
par l'Abbé  " Elie  BISE "
Membre de la Société d'Histoire
Imprimerie  H .BUTTY , Estavayer 191
Réimpression en juin 1995

 Note : Erudit et poète, le doyen Bise, né à Murist le 15 avril 1858, curé de Vuisternens-en -Ogoz depuis 1886, doyen en 1912, décédé dans cette paroisse le 2 février 1933 après 46 ans de ministère il était membre de la Société d'histoire du canton depuis 1894.
Il a aussi publié : en 1902 une "Histoire de la paroisse de Vuisternens-en -Ogoz", en 1911 et 1913 des livres de poésie intitulés, respectivement "Au pas du cœur" et "Les gloires de la patrie". (Bulletin N° 27 de l'Institut Fribourgeois d'Héraldique et de généalogie septembre 1997).

Administration
En 1808, le Cercle de Justice de paix comprenait, outre la paroisse, Seiry, plus Vuissens et Prévondavaux, ces deux dernières communes formant une section distincte.
La Justice était composée pour la section de Murist de Claude Pillonel, de Seiry, juge de paix, Jean-Jaques Bise, de Murist, Claude Monneron, directeur des orphelins et procureur d'office, Jean-P. Bise, de Murist, Benoît Losey, de la Vounaise, Jaques Burgisser, de Murist.

FAMILLES BOURGEOISES
Murist
- Bise.- L'origine de cette ancienne et nombreuse famille est incertaine, car elle a encore des représentants dans le canton de Vaud et en Savoie.
En 1173, un Anselme Bisi de Dirlaret, fait une donation à Hauterive.
En 1233, dans un acte fait à Essertines, figure comme témoin P.li Bisi de Bussi, donzel.
Les  Annales d'Estavayer font figurer des Bisy de Bussy dans des actes de 1322, 1356, 1365, et 1386.
Vers 1450 vivait Jacques Bize, notaire de Treytorrens et de Murist.
Un clerc, Pierre Boreas (Bise, nom latinisé de Borée, vent du N), intervient dans un acte de 1532. Le même acte cite un Nicolas Bisi, Alias Marchand. (Arch. de la cure.)

L'Armorial vaudois renferme les armes de la famille " Bize de Moudon, coseign. de Treytorrens ", trois poissons d'argent en pal sur champ de sable, avec bande d'argent.)

Au XVIème et XVIIème siècle vivait à Attalens une famille Bize, qui était noble. (Dict. des par. Attalens.)

Ces diverses branches ont-elles une souche unique, et où serait le berceau de la famille?
Il serait difficile de répondre avec certitude à ces deux questions.
Au XVIème siècle, la branche vaudoise des Bize ou Byse passa à la nouvelle religion imposée par Berne.

Sous la Croix de Savoie
En 1529, les chevaliers de la cuiller, ligués pour s'emparer de Genève et la livrer à la Savoie, choisissent comme chef Michel Mangerod, baron de La Sarraz, et Henri de Cojonex, seigneur de St-Martin-du-Chêne (ancien château, à trois kilomètres de Murist), qui engagent un nombre considérable de soldats. L'année suivante, ils s'avancent sur Genève, au nombre de 4000. Mais l'un des gentilshommes, qui devait amener un contingent de 1400 hommes, n'étant pas arrivé, les chefs, ne se trouvant pas en forces suffisantes, se retirent, abandonnant leurs subordonnés à leur sort. Un de ceux-ci, le capitaine Nicolas Bize, qui avait été chargé par le seigneur de St-Martin d'enrôler des hommes, a qui il avait avancé de l'argent, n'en prit pas aussi facilement son parti que les autres. Il prit le seigneur à partie devant la cour de justice de Moudon, et " est "à scavoir, dit Pierrefleur, que quand le dit Nicolas Bize alloit comparoistre à la justice de Moudon, il
alloit toujours accompagné de sa bande avec enseigne desployée et taborins sonnans."
Mais les juges procédant trop lentement à l'avis du capitaine, celui-ci, un jour où la cour devait se tenir, s'empara de son ancien chef, le fit monter à cheval et le mena à Yverdon, " en un logis de taverne nommé du Crest ", auquel lieu il demeura prisonnier environ quinze jours, pendant ce temps, Henri de Cojonex parvint à faire un accommodement tant avec Nicolas Bize, son lieutenant qu'avec les compagnons de celui-ci.

Révolution française
1798.-A l'approche des  Français, le baillage marche sur Vuissens, le caporal Dzaquel Bize, de Montborget, en tête. " Le Comité de Murist donne aux 14 soldats qui ont parti le 29 janvier, pour leurs frais et dépent, à chacun 6 piècettes, savoir : Joseph Viso, fils de Petre, Jean Duruz, Nicolas Vuidepot, Pierre Duruz, J.Jos. Duruz, Claude Monneron, Joseph Barbey, Laurent Marguet, Jaques Prommaz, Jaques Duruz, Nicolas Duruz, J.Jos.Bise, Nicolas Vuidepot  f. de Cl., Jaquel Bise, caporal."
Ce dernier dit au bailli, en lui mettant le fusil sur la poitrine. " il y a trois  cents ans que vous nous faites souffrir; il est temps d'en finir." Le bailli s'échappe par une porte dérobée, et sa voiture l'emmène, pendant que les soldats commettent toutes sortes d'excès au château. Ils font bombance pendant un ou deux jours, et laissent même couler les tonneaux  en cave. Ceux de Vuissens défendent le bailli juste assez pour lui sauver la vie.
Le 9 février, l'assemblée provisoire adhère à la Constitution helvétique, imposée par le Directoire. Dans chaque canton la Chambre administrative veille à l'exécution des lois et dans
chaque village se trouve un agent du gouvernement, nommé par le sous-préfet. Jean-Jaques Bise est désigné.
Le 2 août, Mgr. d'Odet, vu les gages donnés, rassure la population au sujet de la religion.
Mais les Français traitaient la Suisse en pays conquis, réquisitionnaient, pillaient et commettaient d'incroyables désordres. Ils faisaient payer chèrement la liberté qu'ils étaient censés nous apporter. Pour le moment le remède était pire que le mal.
Blé, farine, bois, foin, chevaux, charrois, linge, l'on était pressuré de toute manière, et les comptes de l'année sont remplis de dépenses pour cet objet.
En voici quelques échantillons :
A vingt particuliers de Murist, Montborget et La Vounaise à chacun une bouteille, un batz de pain, autant de fromage, à compte d'un char de bois qu'on a mené à Estavayer pour la troupe française.
A quatre particuliers qui ont mené chacun un char de foin à Estavayer.
A Jean Bise, pour mener de la farine à Lucens.
A quatre commis pour aller acheter les chevaux à Moudon.
A Jean Bise, pour aller à Payerne avec son char de réquisition et quatre chevaux, pendant 8 jours.

Cure
1698. On décide de reconstruire la cure. Leurs Excellences donnent du bois aux Râpes, et 37 écus. La commune de Seiry et M l'advoyé de Cugis fournissent deux chênes. Charpentiers Gérard Bize et Christophe Pillonnel; maçons Pierre Piot et Jaccod; tailleur de pierres, George Din. Joseph Burquier fournit le fer, et le tuilier de Thierrens 9000 tuiles, pour remplacer le chaume de l'ancienne cure. Dépense, 300 écus.

Bénéfice
A cause de la rareté de l'argent, les revenus des cures consistaient autrefois essentiellement en terres, données souvent par testament, pour fonder une nouvelle paroisse ou une messe anniversaire. Cette origine est si légitime qu'on peut s'expliquer la fureur que l'on a mise en 1848 à spolier les domaines des cures.
Vers 1450, différentes Reconnaissances sont faites en faveur de domp Pierre Berthold, " es mains de Jaques Bize, Notaire de Treytorens, par Jean, fils de feu Jaques Bize ", et autres débiteurs.

Bienfaiteurs
M. Joseph Bise, Chapelain de Chapelle, fait don, vers 1880, du tableau de St-Pierre; la paroisse paye celui de l'Assomption.
Melle. Odile Bise fait don d'un ciboire, vers 1895.
M. le chapelain Joseph Bise, mort en 1900, lègue 1000fr. pour une église neuve.

Eglise
En 1885 et 1909, l'on blanchit l'intérieur de l'église et y ajoute quelques décorations.
Mais l'église étant actuellement insuffisante, c'est une reconstruction totale qui s'impose. Un fonds est commencé dans ce but. De généreuses donations ont été faites, particulièrement par la famille Bise, domiciliée à Cheyres. Espérons que cette famille très-fortunée voudra contribuer plus largement encore à doter d'une église convenable sa paroisse d'origine, où sa mémoire sera en bénédiction parmi les générations futures.
Sacristie - Ornements
. En 1800 on paye 6 livres au gouverneur et à Jean Bize, pour aller à Estavayer commander des "confrarons" (Bannières).
Cloches
. En 1862 on livre 12 batz pour le sonner. On renouvelle pour 5 florins, en 1694, la corde de la grande cloche, ce qui prouve qu'on en avait au moins deux.
Par acte du 1er avril 1759, ceux de Franex reconnaissent devoir à J.-N.-A. Schrötter, ancien bailli de Schwarzenbourg, "la somme de 48 écus petits (livrés le 8 décembre 1757), laquelle provient pour leur part de l'argent que le Seigneur créditeur a avancé pour eux, pour payer la grande cloche de Murist, après 13 écus petits qu'ils ont déjà livrés à compte le 16 février 1758."
En 1802, l'on fondit deux cloches ( la 2me et la 3me actuelles).     
En 1895 on en avait trois. La petite fut fêlée. Elle ne portait ni inscription ni date.
En 1896 on la remplaça par la 4me actuelle et fit fondre en même temps la grande, qui pèse 1000          kilos.
Voici les inscriptions des quatre cloches :
I.    Anno Domini MDCCCLXXXXVI (1896)
Vocor Francisca-Coesarina. Patrimus meus fuit Franciscus Losey ex La-Vounaise, matrina mea Coesarina Bondallaz nata Burgisser ex. Murist.
Leone Papa, Josepho Deruaz ep. lausan. et geb.
Josepho Lhomme par. decan., sub patrocinio s. Petri Apostoli, ex donis fidelium.
Ch. Arnoux, fondeur, Estavayer.II.  Jean- Joseph Duruz, de Murist-la-Molière parrain-électeur et mon premier fondateur en 1802.
Marie-Josèphe Losey, de la Vounaise, marraine.
Pierre Dreffet, fondeur à Vevey m'a fait.III.  Frantzi Bize de Montborget, parrain.
Marguerite Bise de Montborget, marraine.
Pierre Dreffet, fondeur à Vevey m'a fait en 1802.IV.  Sub patrocinio Assomptae Beata Virginis Mariae vocor Julia-Justina. 1896.
Patrimus meas fuit Julius Duruz ex Murist, matrina mea Justina Bertschy nata Bise ex. Murist.Les deux cloches neuves ont été payées par les dons des fidèles.

Curés
1453-1465
. Pierre Berthod, curé résidant. Fait un Livre de reconnaissances es mains de Jaques Bize, notaire. Peut-être d'Estavayer.

Gouverneurs ou présidents de paroisse
Les premières communes qui se formèrent dans nos campagnes furent des communes religieuses, ou paroisses. Il n'y eut donc d'abord que des gouverneurs ou présidents de paroisse, qui présidaient en même temps à l'administration civile. Les comptes sont en même temps communaux et paroissiaux.
Cependant Franex, commune rattachée à la paroisse aux XVIme siècle, eut toujours son gouverneur spécial.
En 1541, le gouverneur de paroisse s'appelait Nicolas Bize.

Pauvres
En 1887 , Joseph Bise, de Montborget, mort à l'hospice, donne à celui-ci son avoir, se montant à 8,700 francs. 

Ecoles
En 1857 et 1858, l'on bâtit les écoles de Murist et de Franex. Celle de La-Vounaise date de 1852 et celle de Montborget de 1826Voici les noms d'instituteurs que j'ai pu recueillir.
Murist
1863-65. Bise Narcisse, de Montborget.
La-Vounaise
Bise Narcisse, de Montborget

NOTABILITES

Prêtres et religieux
1480. Jaques Bise. Le 6 août 1480, Jean Guilly, notaire de Moudon, demeurant à Lucens, vend à "Jacobo Borae (Bise) de Murist, clerico, residenti apud Treytorens", différents cens.
Plusieurs prêtres du nom de Demoret vivaient au XVIme siècle : Louis Demoret, à Estavayer, Pierre et Jean Demoret, à Bulle. La famille de ces derniers était alors bourgeoise de Bulle. Mais si l'on remarque que Louis Demoret s'appelle alias Vorbaz ou Borbaz, ce qui n'est probablement  qu'une erreur de transcription de Boreas ou Borea, nom latin des Bise à cette époque; que, de plus, Pierre Demoret est appelé aussi de Mury, de Muris, de Murys, de Murit, de Mori, et que ce sont là les diverses manières dont on écrivait Murist (Moretum), il semble plausible de penser que cette famille était originaire de Murist, et s'identifiait avec la famille Bise.

1524. Pierre Bize ( a Borea), prêtre de Murist, intervient dans une difficulté entre Murist et Treytorrens, en

1531. Chanoine de Romont 1524-1539. Curé de Combremont.

1527. Jaques Bize (Borée), chapelain de Romont, curé de Combremont, receveur des revenus de l'Evêque de Belley dans la contrée, probablement le même que le précédent.

1813-1900. Claude-Josep-Nicolas Bise, de Murist, né le 24 novembre.Etudie chez les Jésuites, à Fribourg, puis il entre chez les Oblats de Marie. Ordonné le 22 septembre 1838, il prêche de nombreuses missions en France, à Bordeaux, Marseille,  etc. En 1859, il rentre au pays et devient curé de Montet, puis, en 1883, Chapelain de Chapelle-Gillarens, où il meurt et est enterré le 24 mai 1900. il lègue 20.000 fr. aux stations broyardes des Missions intérieures, et 1000 fr. à la bâtisse de l'église de Murist, outre divers autres legs. Esprit original, philosophe, le P. Bise avait aussi un vrai talent pour la mécanique. Il fabriqua, entr'autres, un orgue et un canon-réveil, très utile pour les dormeurs qui ne font pas la sourde oreille, comme Fr.Hermann de la Part-Dieu, immortalisé par la plume de Veuillot.

1858. Elie-Justin, fils de Célestin Bise, né à Murist le 15 avril 1858. Professeur à l'Ecole normale d'Hauterive 1876-1879. Ordonné prêtre le 25 juillet 1885, par Mgr. Mermillod. Première messe à Murist le 2 août 1885. Vicaire à Bottens, août 1885 à décembre 1886. Nommé curé de Vuisternens-en- Ogoz le 20 décembre 1886. 

Religieuses
Sœur Abra, (Léontine,
fille de Jules Bise, capitaine, de Murist.) Prend l'habit chez les SS. de la Croix, à Ingenbohl, vers 1882, et dirige depuis nombre d'années l'ouvroir de St-Maurice, à fribourg.
Sœur Rose-Marie (Marie Bise
, sœur de la précédente) religieuse de la Visitation. Profession à Fribourg, en 1899.

Notaires
1450. Jaques Bize, notaire, de Murist. En 1487. Jaques Borée (Bize) notaire de Murist, reçoit le testament d'Humbert Cerjat, coseigneur de Combremont et de la Molière.
1860. Basile Bise, de Murist, notaire, à Cugy, puis à Estavayer. Des revers de fortune l'obligent à s'expatrier à Arkangel (Russie), comme maître de français, puis à Paris, où il meurt.

Députés
Basile Bise
, notaire, de Murist. 1861-1868. Scrutateur du Grand conseil.
Emile Bise, fils de Modeste, de Murist. Président du Grand Conseil, en 1903.

CommissairesGéomètres
Alexandre Bise
, de Montborget. Contrôleur des hypothèques, à Estavayer en 1854, Mort à Bulle, où il s'était établi comme géomètre.

Modeste Bise, né à Murist le 8 avril 1829. A 22 ans il entra à l'Ecole cantonale (1854), puis après un stage chez des géomètres, au Polytechnicum de Zurich, (1857) où, après de brillants examens, il obtint le diplôme de commissaire-géomètre. Il leva le cadastre d'un grand nombre de communes, et devint, en 1876, Commissaire général, puis Conseiller d'Etat (Travaux publics) de 1878 à 1881. Il reprit ensuite ses fonctions de Commissaire général, qu'il remplit avec une scrupuleuse exactitude jusqu'à sa mort, survenue le 19 décembre 1907. Modeste Bise était membre du Conseil général de Fribourg, de la Société des ingénieurs et architectes, de la Commission des Etudes, section technique, etc. Travailleur infatigable, fonctionnaire modèle, chrétien d'une ferveur admirable, chef de groupe au pèlerinage de Rome, en 1893, M.B. fut de ces hommes qui laissent à leur pays un double et durable souvenir: celui d'un travail fécond, et celui de leurs vertus. Vivant sequente!Narcisse Bise, de Montborget ancien professeur, s'établit comme géomètre à Fribourg, où il mourut vers 1906.             Arthur Bise, fils du précédent, a travaillé comme ingénieur au tunnel du Simplon, à la ligne Martigny-Châtelard, aux lignes de la Gruyère, etc. vers 1900. 

Oficiers
Nicolas Bize
, capitaine 1531.
Basile Bise, capitaine de fusiliers, vers 1860.
Jules Bise,                 id.             , vers 1870
Emile Bise, ancien Chancelier, adjudant-major vers 1900.
Arthur Bise, de Montborget, lieutenant, 1903.

Professeurs et hommes de lettres
Placide B
ise, né à Murist, en 1827. Il fait ses études à l'Ecole moyenne centrale, puis il est nommé maître à l'Ecole secondaire cantonale des filles, 1849-1854. En même temps il suit des cours de philosophie, et sort le premier de la première classe. En 1854-1855, il est inspecteur scolaire du IIème arrondissement (Broye et Glâne). Puis il passa un an en Allemagne pour compléter ses études. A son retour il devint, jusqu'en 1862, précepteur des fils de Maurice de Techtermann (dont le colonel Arthur de T., mort commandant du 1er corps, en 1909.) De 1862 à 1891, il est Directeur de l'école secondaire du Locle. Botaniste distingué Il a publié dans la Nouvelle Emulation une Notice sur le naturaliste Samuel Perrotet. Mort au Locle le 31 août 1891.

Narcisse Bise, de Montborget, prof. de Mathématiques à l'Ecole norm. d'Hauterive jusqu'à 1873, puis directeur de l'Ecole moyenne de Bulle.

Emile Bise, de Murist, fils de Modeste, né à Fribourg en 1859, après de brillantes études à Fribourg et à Innsbruck, il étudia le Droit à Munich et à Paris. Il prit le brevet d'avocat et fut nommé Chancelier d'Etat, puis Président du tribunal de la Sarine, Professeur de Droit à l'université et membre de la Commission des Etudes. Il fut élu président du Grand Conseil en 1903, et recteur de l'Université. Après avoir rédigé quelque temps la Liberté, (1904), il devint Receveur d'Etat de la Sarine, tout en gardant sa chaire de Droit. Héritier de la piété paternelle il a fait de nombreux pèlerinages, dont celui de Terre-Sainte.

Paul Bise, de Murist, fils de Basile, voyageur de commerce. Il a fait de nombreux voyages dans diverses parties du monde, surtout en Afrique et en Amérique. Il a publié dans les Etrennes de 1893 une charmante relation d'un de ses voyages au Brésil, et dans celles de 1894, un Souvenir d'Algérie du plus haut intérêt. 

LES COMMUNESA.
Sous les baillis

Notaire-curial. Le curial était à la fois notaire et greffier de la justice. Nous ne signalerons que ceux qui ont résidé dans la paroisse, ou en étaient ressortissants.Vers 1450, diverses Reconnaissances sont faites es mains de Jaques Bize, notaire de Treytorrens et de Murist.

Métral. (Huissier). voici les noms que j'ai pu recueillir . Claude Bize, métral (1660).        

C.  Biens communaux
Bans ou amendes. Dans l'heureux temps où vivaient nos ancêtres, les lois et règlements étaient, paraît-il, sérieusement appliqués, et l'on infligeait des amendes aux puissants comme aux faibles.Etaient amendables ceux qui pâturaient leur bétail en dehors des temps et lieux fixés, et ceux qui transgressaient les règlements communaux.
Jaques Bize, charpentier, pour avoir mangé la Cuetaz avec ses chevaux   2 batz.

E. Armée et police
Eugène Bise
, de Murist, fut soldat du Pape pendant 8 ans, vers 1860.

Sergent. Le sergent recevait 6 florins pour commander l'exercice. Le sergent s'appelle; en 1768 Jean-Jaques Bise, à Murist et Frantsi Bise à Montborget.

F. Services publics
1804. Des délégués sont envoyés à Cheyres, Font, Estavayer pour le même objet. Jean-Jaq. Bize va faire rédiger une pétition à Combremont, puis il l'apporte à Fribourg.
1844. Le 13 mai, Joseph Bise, de Murist, aubergiste à Cheyres, demande un préavis pour solliciter un droit de pinte à Murist, promettant 12 louis d'or par an à la paroisse. Le préavis est d'abord différé, puis refusé.
1857. Dominique Quillet, de St-Aubin.
Viennent ensuite Nestor Bise, puis son fils Antonin Bise, propriétaire de l'Hôtel de la Molière, tenu maintenant par un locataire.

Bœuf communal. Pour avoir un taureau dans la localité, on donnait un subside au propriétaire.

En 1804, Nicolas Bourqui reçoit 15 écus.En 1852 et plus tard, celui qui garde le taureau communal a la jouissance du Pré au boeuf, au Bas-du-Ruz.Mais il lui était défendu de le vendre avant la St-Barthélémy (24 août).
En 1806, J.-J. Bise est condamné à un écu d'amende pour avoir enfreint cette règle.

En 1804, Murist voulant paver les rues du village, emprunte 50 écus de Jaques Bize.

On paye au maître paveur d'Yvonand 23 écus pour ses journées. J.Jaques Bize laisse prendre sur sa propriété 129 chars de sable.

Sous-voyeur.
C'était le piqueur communal. En 1762, Gérard Bise reçoit " pour son salaire de sous-voyeur des grands chemins et autres " 1 fr. 50. En 1798, celui de Murist reçoit 4 batz, et ceux de Montborget et de La Vounaise chacun 2 batz. Aussi ne sont-ils pas devenus millionnaires!

Syndics de Murist1799- 1816.
Bise Jean-Joseph
, gouverneur de la grande commune.
1842-47.      Bise François, à l'Agent.
1853-57.      Bise Julien.
1879-88.      Bise Dominique.
1907....        Bise Antonin.Syndics de Montborget
1824.       Jaques Bise.
1848-56.  François Bise, dit au Grand.
1907...     Julien Bise.

Faits divers   

Incendies.
En 1750 est incendiée la maison  d'un nommé Georges Bise. Plus tard  ont été incendiées à Murist: une maison  au haut du village; la maison dite à Pierre Bise au centre.

Notes biographiques et faits divers du XVème siècle.Par une clause de son testament de 27 août 1487, signé Claude Sapientis curé de Promasens, et Jaques Borée (Bise), notaire de Muris, Humbert Cerjat, donzel de Moudon, coseigneur de Combremont et de la Molière, institua héritier son neveu, noble Louis Cerjat, fils de Guido Cerjat. Il donna au couvent d'Estavayer un capital pour son anniversaire. (Arch. du couvent).